Ma devise ...

Qui a beaucoup d'argent est pas d'enfants n'est pas riche ...
Qui a beaucoup d'enfant et pas d'argent n'est pas pauvre !

Mardi 2 novembre 2010 2 02 /11 /Nov /2010 15:23

 

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Le Pagne est le type de portage le plus simple.

C’est tout simplement un rectangle de coton, sans technique de tissage particulière.

Sa longueur est celle de l'envergure de nos bras (d’une main à l’autre).

Sa largeur est environ la moitié de sa longueur (mais peut être légèrement plus importante).

L’ensemble est ourlé sur chaque côté.

Les modèles sont inombrables, car, enAfrique, le Pagne, tout comme le Rebozo au Mexique, est un accessoire de coquetterie pour les Femmes, qui aiment varier et jouer des couleurs, tout en les assortant à leurs tenues vestimentaires.

Le tissu s'achetant au mêtre, sur les marchés locaux, cela leur laisse un choix incroyable !

   

 

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Certaines pagnes africains sont décorés mais cela n’est évidemment pas nécessaire, les tissus étant multicolor et le plus souvent de couleurs vives.

On peut imaginier qu'un simple drap (relativement fin) ferait largement l’affaire. (Il est important que le tissu soit assez fin pour facilité le nouage)

La largeur de l’étoffe correspond géréralement à l'envergure des bras de Maman, c'est à dire d’une main à l’autre du porteur.

Le nouage dit "à l’africaine" laisse les épaules du porteur libres, aucun nouage n'entrave les mouvements de bras et d'épaule.

Le bébé est assis au creux des reins de sa Maman, ses jambes enlaçant sa taille, de manière très physiologique.

Le pagne forme donc un cocon, maintenant Enfant et Maman l'un contre l'autre, qui prend appui sur la poitrine de la porteuse pour le premier nouage, après en avoir entortiller, enrouler puis nouer grace à ses bords supèrieurs, et autour de la taille, pour les bords infèrieurs.

Il existe toutefois plusieurs façons de nouer un pagne.

Une fois adopté, c’est un porte-bébé très facile à installer et très rapide d'utilisation.

De plus, il est très léger en été, puisqu'il n'y a qu'une seul couche de tissu,.

C’est également un des porte-bébé les plus économiques à fabriquer ! Il est l'ancêtre directe et une alternative pratique à nos nombreux et différents systèmes de portage occidentaux

Le pagne africain est donc un système de portage le plus simple, le plus économique, utilisé pour porter bas sur le dos principalement en Afrique où le portage des bébés reste très ancré dans les coutumes.

 

 

 

C’est par contre un portage qui ne convient peut-être pas pas à toutes les Femmes car il exerce une pression au niveau de la poitrine, et peut être inconfortable pour les allaitantes qui ont des prédispositions engorgement, aux mastites et aux lymphagites.

 

 

Ce mode de portage s'adresse aux bébés qui sont suffisamment tonique (en age de s'assoir en tout cas)

Pour les nourrissons, les Femmes Africaines nouent leur pagne asymétriquement, pour que le positions physio soit le plus possible respectée, ainsi que favoriser et prendre soin de la masse musculaire du bébé.

C'est un portage bas dans le dos, au niveau des reins.

Dans notre cultures, nous aimons avoir nos enfants hauts, à hauteur de notre visage lorsqu'il est porté devant, ainsi, certaines mamans auront peut-être des rétiscences à porter ainsi leur bébé.

Il faut se sentir en confiance pour essayer ce genre de portage (comme tous les autres d'ailleurs, mais particulièrment celui-ci) car il est vrai qu’il est moins "sécurisant" au premier abord que d’autres portages dorsaux, comme l’écharpe, le chinado ou le porte-bébé chinois qui permettent un véritable nouage.

 

 

Il est nécessaire de réajuster souvent le pagne en cours de portage, le nouage étant stable sur une relative courte durée, car dans la majorité des nouage, la technique la plus usitée n’utilise aucun double noeud, juste des enlacement de tissus. Ainsi, le tissu finit toujours par se détendre et glisser sous le poids de l'enfant. Le pagne étant détendu, le confort du porteur devient moindre, la sécurité du bébé également. (chutes induites par un perte de tension soudaine suite à des mouvements brusque de l'enfant ou du porteur) puisqu'il n'y a pas de nouage franc.

 

On ne peut pas allaiter son bébé avec ce mode de portage ! La Maman doit ôter entièrement

le pagne pour mettre son enfant au sein.

Aucune possibilité ni comparaison avec un sling ou hamac, car on ne peut pas faire tourner l'enfant autour de notre taille pour le faire passer face à sa Mère.

 

On peut nouer de différentes manière ...

Avec ou sans noeuds, double noeuds, entortillement de tissus roulé sur lui même puis câler et coincé dans un bord.

 

On peut porter de 2 façons ...

symétriquement en hamac (nourrisson) et à l'Africaine, pour un enfant dès 6 mois.

 

   

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Par Nath - Publié dans : Maternage
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Vendredi 29 octobre 2010 5 29 /10 /Oct /2010 19:04
un collectif de parents soutenant Elisabeth Lathuille et la possibilité d'accoucher à domicile.
A l'attention de conseil de l'ordre des sages-femmes
Nous, parents, faisons cette pétition pour soutenir Elisabeth Lathuille sage-femme libérale dans le 74 qui accompagne des accouchements à domicile (AAD) et en plateau technique au centre hospitalier d’Annecy et bien que connaisseuse de l’art de l’accouchement physiologique, serait plutôt une bonne fée comme bon nombre d’entre elle.
En 2010, la sécurité sociale a fait une enquête. Son objectif était, selon ce qui nous a été dit, de connaître ses activités et de réfléchir à une prise en charge des mères en retour précoce à domicile par des sages-femmes libérales …
Cette enquête se solde, pour elle, par un redressement financier en partie injustifié (refus de prendre en compte les cotations des visites après naissance pour les AAD, frais de déplacement non pris en charge par la sécu) et par un dépôt de plainte du conseil de l’ordre des sages-femmes notamment pour défaut d’assurance!
En ce qui concerne la sécurité sociale, Elisabeth doit rembourser 8000 €. Elle a déposé un recours amiable mais si celui-ci est refusé, elle va devoir faire un recours juridique, payer un avocat et faire valoir le droit à une juste cotation pour elle-même, ses paires mais aussi pour nous !

En ce qui concerne la plainte du conseil de l’ordre, pour se défendre, elle va devoir payer un avocat et expliquer pourquoi elle ne peut pas payer 25000 € d’assurance par an ! Heureusement l’Union National Syndicale des Sages-femmes (UNSSF) la soutient sur ce sujet.
Elle risque cependant un blâme, une suspension provisoire voir définitive et 45000€ d’amende.

Nous, parents, sommes les premiers concernés par ce qui lui est reproché :
- L’assurance prohibitive pour les sages-femmes entraînera l’impossibilité d’accoucher à domicile
- Nous ne pourrons plus choisir en toute liberté le lieu de naissance de nos futurs enfants !
- Nous devons soit payer de notre poche les visites post-natales habituellement prises en charge par le régime social, soit assumer des dépassements d’honoraires très élevés que les sages-femmes doivent pratiquer si elles veulent continuer à vivre de l’accouchement à domicile.

Ce qu’il faut savoir :
- Une sage-femme, pratiquant des AAD, est payée une misère. Soit un forfait de 312.70 € qui comprend la disponibilité nuit et jour de la sage-femme à compter du 8ème mois, l’accouchement en lui-même, les heures de travail avec la femme qui accouche (6 à 12 heures) et une semaine de surveillance mère et enfant à domicile (visites post-natales). En comparaison, les visites post-natales d’une femme qui accouche à l’hôpital et rentre à la maison de façon précoce, sont remboursées systématiquement.

Savez-vous combien coûte un accouchement dans le système hospitalier et/ou privé ? Il faut compter au minimum le forfait accouchement de 312.70 € plus 860 € par jour auquel se rajoute encore tous les actes supplémentaires (péridural, dépassement d'honoraire,…)
- Le montant de l’assurance d’une sage-femme pour l’accompagnement d’accouchements à domicile est exorbitant et aucune sage-femme en France n’est assurée.

C’est une véritable « chasse aux sorcières » sachant que de nombreuses sages-femmes sont dans ce cas, harcelées, condamnées et finissent par baisser les bras et ne plus exercer pour les accouchements à domicile.

Pour soutenir Elisabeth : signez la pétition !
Pour la reconnaissance du travail des sages-femmes qui pratiquent des accouchements à domicile pour des grossesses à bas risques: signez la pétition !
Pour que les sages-femmes puissent avoir une assurance et une rémunération digne : signez la pétition !

Pour que les parents aient un libre choix de naissance sans surcoût: signez la pétition !
Par Nath - Publié dans : A-A-D - Communauté : A-A-D
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Mercredi 29 septembre 2010 3 29 /09 /Sep /2010 22:09


À la suite de la publication du livre intitulé Le conflit, la femme et la mère, d'Élisabeth Badinter, et des nombreuses interventions médiatiques qui ont entouré sa publication, La Leche League, qui fait l'objet d'un chapitre entier du livre et a été abondamment citée dans les médias par l'auteur, souhaite réagir.

 

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La Leche League est une association de soutien à l’allaitement maternel, apolitique et non confessionnelle, fournissant aux femmes qui le désirent une information objective, étayée par l'expérience de nombreuses mères et les données scientifiques les plus récentes, afin de les accompagner dans leur projet d'allaitement.

Nous ne voyons donc que les mères qui s'adressent à nous, et leur apportons les informations dont elles ont besoin, y compris pour le sevrage de leur bébé.

Nous organisons également des réunions spécifiques pour les aider à concilier travail et allaitement, car de plus en plus de femmes en font le choix.

Ce soutien prend la forme d’une aide de mère à mère, par le biais de réunions d’information et de soutien, d’un répondeur national (7 j / 7 de 8 h à 22 h : le 01 39 584 584), de publications parmi lesquelles

L’Art de l'allaitement maternel (éditions First, 2009)

et d’un site Internet (www.lllfrance.org).

 

Notre action, relayée par 350 animatrices dans 187 groupes en France, est entièrement bénévole.

Nous nous devons de rétablir certains faits.


D'abord des amalgames regrettables :

- En pages 111-113 de son ouvrage, Mme Badinter évoque 10 "commandements".

Ceux-ci ne viennent pas du site de LLL, mais d’un site américain alternatif, "Alternamoms" ( www.alternamoms.com/nursing.html ), qui présente une série d'injonctions sur le modèle du décalogue biblique, et cite LLL. LLL offre des informations, non des diktats.

- En pages 105-106, Mme Badinter explique que "retrouvant les accents moraux de Plutarque s'adressant aux mères romaines qui ne voulaient plus allaiter, on rappelle aux mères que leurs seins appartiennent en priorité à leur bébé [...] ».

Là encore, puisqu'il est besoin de le rappeler, le corps de la femme n'appartient qu'à elle, et allaiter demeure un choix. LLL n'a d'autre objectif que d'accompagner les projets d'allaitement de chacune.

- En page 142, Mme Badinter se penche sur les mères qui commencent à allaiter et parle "de leur épuisement, de l'insuffisance de leur lait, de la douleur des mamelons crevassés, des heures passées à attendre que le bébé soit enfin rassasié, etc.

Les militants de l'allaitement répondent en choeur qu'aucun de ces motifs n'est recevable et que toutes les femmes peuvent le réussir".

Elle attribue ainsi à LLL une injonction absolue d'allaiter, quelle que soit la douleur engendrée par l'allaitement. Ceci est totalement contraire aux principes de LLL.

 À l'inverse, une douleur pendant l'allaitement est pour nous le symptôme d'un problème. Lorsqu'une mère nous sollicite à ce sujet, nous mettons tout en oeuvre pour l'aider si elle désire continuer à allaiter, car, oui, il y a des solutions.

Par ailleurs, la place du père dans le maternage est, selon LLL, essentielle. Il ne saurait disparaître au seul profit de la mère. Un chapitre entier de L'Art de l'allaitement maternel est consacré au père.



Enfin, et pour conclure, oui, nous pensons que les besoins du bébé, immature et vulnérable, sont prioritaires, et que sa mère est la personne la mieux à même d'y répondre.

 

À propos de La Leche League

La Leche League France (Leche se prononce létché et signifie le lait en espagnol, et League se prononce ligue, littéralement la ligue du lait) est une association loi 1901 reconnue d'intérêt général. Depuis sa création en 1979, LLL France, antenne française de LLLI fondée en 1956 par sept mères, n’a cessé d’oeuvrer pour remettre les bébés dans les bras de leurs mères. En France, ce sont aujourd’hui plus de 350 mères bénévoles qui offrent de leur temps pour aider les mères à vivre un allaitement heureux. La Leche League, c’est aussi tout un ensemble de services à destination des professionnels de santé, dont un département de formation, AM-F.



Par Nath - Publié dans : Allaitement - Communauté : Allaiter son enfant
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Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 10:13

  

 Le rebozo est un châle originaire du mexique. C'est le compagnon de la vie des femmes, aussi bien de jour que de nuit. Il possède de multiples usages, celui de porter les provisions, de se protéger du soleil mais également celui de porter les enfants. Il est simplement noué avec un noeud au niveau de la clavicule.

 

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Les origines

 

Le rebozzo est également à l'origine de l'écharpe de portage tel que nous la connaissons actuellement. Au fur et à mesure de l'invention de nouveaux noeuds, le rebozo c'est allongé, pour prendre le nom d'écharpe de portage. Il fait partie des portes bébés physiologiques les plus simples et économiques.

Comme l'écharpe, le rebozo, en moulant l'enfant permet un portage très adapté au nourrisson et à l'enfant. Il est constitué d'un rectangle (plus ou moins arrondi en longueur) et de franges à son bout. Certains rebozos mexicains sont très appréciés pour le côté artistique de leurs franges et les prix peuvent s'envoler.

 

La matière

 

La matière habituelle est en laine, bien qu'on en trouve en laine/acrylique et d'autres associations. Il est habituellement 100% naturel, sans boucles, anneaux ou autres mécanismes pour le maintenir ou pour l'attacher.

D'une beauté et d'une grande simplicité, le rebozo est également un accessoire de la vie de tous les jours, pouvant se porter en complément d'une tenue classique à une tenue élégante. Il est donc utile de l'emmener un peu partout, du châle au porte bébé, la transition est très vite faite

  

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Personnellement, c'est le mode de portage du moment ... j'adopte à 100% ...

Le noeud fait peut rester en place, bonne tension, joli, bon maintien, bonne répartition du poids, confort ...

Par Nath - Publié dans : Maternage
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Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 15:59

D'un point de vue physiologique, l'être humain vient au monde prématuré.

Il devrait en fait rester 9 mois de plus dans le ventre maternel pour pouvoir atteindre un stade d'évolution comparable à celui des autres mammifères à la naissance.



Qu'est-ce que cela signifie pour nous?

Nous pouvons nous efforcer d'offrir au nouveau-népendant cette période un environnement ressemblant le plus possible à ce qu'il vivait dans sa vie intra-utérine.

 

Pour ce faire, l'écharpe à bébé est idéale.

En portant l'enfant dans une écharpe, la maman peut vaquer à ses occupations ménagères, éventuellement aussi professionnelles, et le bébé continue à être en mouvement, à se faire bercer du rythme quotidien qui était déjà celui d'avant sa naissance.

 

Pour le nourrisson, c'est complètement égal d'être porté devant, derrière ou de côté.

 

Ce qu'il désire avant tout, c'est être près de sa mère (son père), sentir ses mouvements, sa peau, sonodeur et sa voix. Physiquement et accoustiquement, le bébé perçoit exactement ce que fait sa mère, qu'elle soit en train de faire la cuisine ou le ménage, ou en train d'étendre son linge. Il se sent en sécurité et se fait bercer. Ce bien-être lui permet autant de dormir que d'être réveillé, selon son besoin.

 

Le nouveau-né recherche à être porté, il en a besoin.

La meilleure manière et aussi la plus sûre pour lui d'être porté, c'est sur le dos de sa mère.

De cette position, qui lui donne des conditions comparables à l'espace intra-utérin, il peut faire connaissance en toute tranquillité et en toute confiance avec le monde qui l'entoure.

Il peut s'habituer petit à petit aux espaces plus vastes et aux distances plus grandes.

Les petits enfants qui sont portés de façon quasi ininterrompue par un adulte développent visiblement un meilleur sentiment corporel.

 

A force d'être toujours bercé, balancé, le bébé doit s'adapter en permanence, que ce soit physiquement ou intellectuellement.

Que la mère se penche, qu'elle marche, qu' elle cuisine, toutes ces activités présupposent du mouvement, des changements de position auxquels le petit doit s'adapter. Le bébé reçoit ainsi tout ce dont il a besoin, il se sent bien et comblé, et peut bien grandir.

 

A cela on peut ajouter que plus l'enfant est certain d' "appartenir" à sa mère, plus il pourra se séparer d'elle avec confiance et facilité, peut-être même avec envie, afin de pouvoir découvrir le monde.



La peur primitive, la confiance primitive.

Le petit être humain amène une angoisse primitive lorsqu'il vient au monde.

Cette peur a pour raison qu'il est totalement livré à autrui pour pouvoir survivre et s'épanouir. A part crier et pleurer, il n'a pas d'autre possibilité d'agir pour sa survie. Cette peur primitive peut être réduite par l'élaboration d'une confiance primitive qui se construit d'elle même lorsque le bébé sait absolument qu'il peut en tout cas compter sur nous. Le bébé a besoin de proximité, de chaleur, d'amour et de nourriture. Lorsque cela lui est offert 24h sur 24, sa peur du début disparaît au profit de la confiance primitive.

 

Etre porté en permanence contribue donc dans une large mesure, pendant ces premiers mois, à offrir au bébé ce dont il a besoin pour se développer sainement. La chaleur, la proximité, le sentiment d'appartenance, le mouvement (stimulation vestibulaire) et la stimulation des sens de l'ouïe, du toucher, de l'odorat et de la vue contribuent aussi à un développement optimal du cerveau. Le fait de porter le bébé de même qu'une attitude bienveillante aide aussi à éviter que le bébé ne souffre des coliques des trois mois et puisse aussi mieux dormir. Il ressent une sécurité complète, reçoit ainsi le meilleur des départs possibles pour sa vie, et devient capable de se développer sans crainte et sans souci, ce qui est tout autant bénéfique pour la chimie de son cerveau. Si pendant la première année, et les années suivantes, il n'y a pas de lien positif établi entre le bébé et une personne de référence, il arrive dans des cas extrêmes que l'enfant ne puisse plus jamais développer des relations normales avec les autres personnes, ni se développer moralement.

 

Après la guerre, un médecin américain a propagé l'idée de la nécessité de séparer les enfants de leur mère, sauf pendant les périodes d'allaitement (20 à 30 minutes toutes les 4 heures).

Cette attitude a provoqué une perturbation des relations mère-enfant, comme l'a démontré une étude du début des années 1970.

Les mères qui avaient le droit de garder leur enfant plusieurs heures par jour auprès d'elles ont développé un instinct maternel plus puissant et plus grand.

Elle avaient une attitude plus ouverte envers les besoins de leur bébé, les caressaient davantage, et recherchaient plus le contact visuel avec lui que les mères du groupe de contrôle. Même deux ans plus tard, on pouvait encore remarquer des différences dans la manière des mères de parler avec leur enfant ! Le ton en général était plus doux, plus affectueux, et moins lourd d'injonctions.

 

Cette expérience montre à quel point même des petites interventions à des processus naturels peuvent influencer notre comportement social, et à quel point la chimie de notre cerveau réagit sensiblement. Quand des mères adultes sont déjà tellement conditionnées par l'entourage, on peut s'imaginer comment cela touche les petits enfants !

Le développement neurologique dans de bonnes ou de mauvaises conditions

 

Les influences auxquelles sont exposés les bébés dans leurs premières semaines et mois de vies terrestre sont déterminantes pour leur développement neurologique, et donc de leur comportement futur. On a constaté que le cerveau des enfants qui ne sont que rarement caressés et peu stimulés à jouer est jusqu'à 30% plus petit que celui d'autres enfants du même âge.

 

Des expériences ont montré l'influence positive et encourageante que le sentiment de bien-être apporte, mais on a aussi démontré que son absence provoque des lésions neurologiques. Ainsi, le maternage intensif aide le nourrisson à grandir avec un niveau de stress bas, alors que le stress provoqué par la négligence, la colère, les insultes, les punitions et les coups touchent le développement du cerveau et les capacités d'apprentissage.

De même, de petites atteintes, sans notion de violence, mais qui sont provoquées par la dépression,

l'impatience ou l'irritabilité peuvent avoir des effets sur le cerveau en pleine croissance de  l'enfant. Cependant, cet organe a la prodigieuse capacité de se régénérer, lorsque les atteintes ne durent pas trop longtemps, ou lorsqu'elles peuvent être neutralisées par d'autres personnes.

 

Si l' alimentation, la chaleur, un sentiment de sécurité et de confiance sont essentiels pour un développement neurologique sain, il ne faut pas oublier non plus l'importance d'une attitude positive et stimulante. En première ligne, il s'agit bien sûr de la stimulation par le langage. On a ainsi démontré que des enfants auxquels les parents parlent beaucoup ont un QI plus élevé que les enfants à qui on adresse moins la parole. Dans la vie des enfants, une phase

extrêmement importante débute avec la naissance, phase dans laquelle l'enfant est confronté à des stimuli visuels, acoustiques, langagiers et autres, ce qui lui offre une base pour son développement futur.

 

L'écharpe à bébé offre toutes ces possibilités, et de manière inégalée. L'enfant ressent la sécurité, l'amour, ce dont il a tellement besoin pour pouvoir grandir sainement, physiquement comme psychologiquement, et il peut ainsi construire sa confiance primitive. Il peut maintenant se consacrer à développer son cerveau, ce qui signifie pour lui apprendre,

apprendre, et apprendre encore. Ses sens sont stimulés en permanence : il entend, ressent, sent, et voit, de plus, il est constamment en mouvement, ce qui permet aux connexions neurologiques de se faire de manière optimale.

 

Le besoin d'être bercé

Le mouvement, de même que le fait d'être bercé sont des besoins naturels. On sait depuis la nuit des temps que rien ne calme plus facilement un bébé que lorsqu'il est bercé. On a construit des berceaux magnifiques, mais celui qui est le plus efficace reste le corps humain.

 

Le nouveau-né est bercé en permanence lorsqu'il est porté, ce qui influence son développement physique et neurologique de façon non négligeable. Chacun sait combien les enfants apprécient le mouvement, combien ils aiment se balancer, être " envoyés en l'air ". On a constaté qu'en cas de difficultés d'apprentissage, ou d'échec scolaire, de simples mouvements peuvent aider à surmonter les difficultés. Les enfants apprennent mieux et plus rapidement lorsqu'ils bougent en même temps, se balancent. (Autrefois, on pensait qu'il fallait forcer les enfants à l'immobilité afin qu'ils puissent se concentrer).

 

L'importance de la stimulation vestibulaire (par le mouvement) est démontrée par l'observation faite dans les cultures où les enfants sont portés par leur mère : ils ne pleurent presque jamais. Si l'on réfléchit au fait que les enfants sont portés pendant toute leur vie intrautérine, on est en droit de se demander si de nombreux bébés ne sont pas simplement incapables, pendant leurs premiers mois de vie terrestre, de survivre sans contact corporel et

de stimulation vestibulaire. Il se peut fort bien que dans notre culture, les bébés, couchés dans leurs petits lits, soient ainsi mis dans une situations non physiologique, qui mène entre autres à des pleurs.

En résumé, on peut dire ceci : si le nourrisson et le petit enfant, grâce à une éducation pleine d'amour, et à un sentiment de sécurité assuré, peuvent élaborer une confiance primitive, et ainsi permettre aux connexions neurologiques de se faire le mieux possible, ils bénéficient alors des meilleures bases pour pouvoir, plus tard, apporter à leurs semblables acceptation, tolérance et amour.

 

 

 

 

 

Rita Messmer-Studer

Cette mère de trois enfants, qui vit avec sa famille dans la région de St-Gall, est auteur d'ouvrages " Ihr Baby kann's ", et " Mit kleinen Kindern lernen lernen ", (malheureusement non traduits en français).

Elle donne aussi des cours aux jeunes parents, concernant les questions d'éducation en général et de massage des bébés, entre autres.

 

Par Nath - Publié dans : Maternage
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Grâce à toi ... Mon Amour

Laissez-moi vous parler de mon Petit Homme ...
Il m'a fait découvrir tellement de choses alors que je pensais être prête pour affronter l'avenir !
Il m'a appris l'acceptation, la patience, le bonheur et le courage !

Grace à lui, j'ai eu la "force" d'Accoucher à Domicile, de me remettre en question, d'apprendre que rien n'est acquis et que le mot JAMAIS devrait être bannit de notre vocabulaire ...

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