L'endormissement et le dodo

Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /Fév /2010 10:55

Me revoici pour donner suite aux articles que j'ai publié concernant le sommeil, les nuits et l'endormissement de mon Petit Trésor !

Il semblerai que nous ayons trouvé une alternative qui puisse nous convenir à tous ... même si, je l'avoue bien ... c'est certainement moi qui l'appréhende le moins bien !

Je tire un trait sur le sommeil partagé ... sur le co-dodo ... que j'aime tant !
Enfin, de là à dire que c'est terminé ... ce n'est pas tout à fait vrai tout de même ! ^^
Il m'arrive au milieu de la nuit, de m'endormir tout contre mon bébé ... en me réveillant et allant rejoindre Papa quelques dizaines de minutes plus tard, voire même, quelque heures parfois ! :)

J'ai beaucoup lu ces derniers jours ... j'en suis venue à la conclusion que la méthode que j'ai adapté n'était pas mauvaise en soit ... juste que, peut-être elle ne convenait pas a tous simultanément !!!

Depuis une semaine maintenant ... nous avons cédé notre place à notre petit Piou-Piou ...
Nous dormons dans une autre pièce, et lui, bénéficie de SON lit ainsi que du NOTRE ! ^^

Cela lui a permis de trouver SON emblème transitionnel ... Il dort avec sa couverture polaire, et son lange de coton, qu'il ne quitte plus !
Je ne suis donc plus, part définition, son Doudou !

Le texte, l'heure du Lait, du Lit, du Loup m'a fait énormément réfléchir et comprendre beaucoup de choses !
Non pas que je ne comprenais pas lorsque des personnes extérieure me conseillaient de laisser bébé seul dans sa chambre, éventuellement le laisser pleurer ... cela, je ne pouvais pas !
Je n'étais pas prête et certainement pas décidé à agir ainsi !

Ainsi donc, entre chiens et loups ... l’heure du lait qui est aussi l’heure où la journée s’achève et où les enfants commencent à penser qu’il leur faudra bientôt aller au lit … S’endormir, c’est ne plus être là, ni pour soi ni pour l’autre, et c’est aussi se demander où l’on va être. C’est laisser le monde qui nous entoure s’estomper, partir, c'est lâcher prise ! C’est accepter de laisser son corps sans contrôle.

Je crois que les angoisses de Timméo venaient de là ...

 


Ce petit Bouchon, si actif, si déterminé déjà a du mal a lâcher prise ... à se laisser aller !

Accepter de laisser son corps sans contrôle, c’est donc aussi savoir lui faire confiance ... et il est si petit pour confier son être tout entier au quelqu'un ou autre chose que sa Maman !

Ne plus être là pour l’autre, même si peu de temps, le temps d'une nuit, c’est accepter de laisser se distendre les fils relationnels, émotionnels et charnels, mais c’est aussi accepter ou constater, en confiance, que l’autre les relâche.
Mon tout petit n'était pas prêt non plus à cela !
Prendre une distance, même infime avec la chaleur que je lui procure, l'amour donc je l'entoure ... ce besoin incontestable pour lui, et parvenir à trouver son sommeil !

Bref, je lui ai lu, plusieurs fois ce texte qui m'a ouvert la voie de la compréhension, de l'acceptation ... il a entendu, il compris, j'en suis certaine !

Dès lors, il ne s'endort plus seul, certes, mais je lui doit bien cela !
Il a fait de lui-même, se travail de solitude nocturne ...

Les nuits s'enchaînent, toutes différentes, mais identique sur le fait que ces phases de repos et de sommeil durent plus longtemps !

Fini les réveils toutes les heures ... Dès lors, il ne se sera pas réveillé la première nuit, une seule fois la seconde ... et deux fois celle-ci !
Ce besoin de téter reste important ... pour lui pour moi, il m'est inconcevable et inimaginable de le sevrer durant 10h00 ou 11h00 que dure l'obscurité !

Le jour viendra où il ma dira lui même que son besoin va dé-crescendo ... alors, je saurais, je comprendrais que lui aura décidé de vivre cette expérience de l'autonomie !


Encore tellement de chose que ce petit être m'apprend au quotidien ... il est vraiment un source de savoir et de connaissance à lui tout seul ...

 

 

 

 

 

NB : Une petite chanson qui lui conviendrait plutôt pas mal ... ^^

http://www.deezer.com/listen-537663

 

La Berceuse de bénabar

 

Par Nath - Publié dans : L'endormissement et le dodo
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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /Fév /2010 22:13
… Libres propos sur l’endormissement des bébés et des enfants !
Un texte vraiment merveilleux ... j'A-DO-RE !!!

Les chiens se taisent, les loups commencent à se faire entendre dans la forêt : à la campagne, autrefois, c’était l’heure où l’on allait à la ferme chercher le lait.
Ainsi donc, entre chiens et loups : l’heure du lait qui est aussi l’heure où la journée s’achève et où les enfants commencent à penser qu’il leur faudra bientôt aller dormir…

L’heure du lait, l’heure du lit, mais aussi l’heure du loup !
Manière de rappeler que le soir, à l’heure où – régression aidant – chaque être humain change d’âge, l’animal et les peurs qui s’y attachent n’en finissent pas de peupler et de repeupler notre monde imaginaire.
Et chez l’enfant, sans doute, bien davantage encore.

L’emblème de l’objet transitionnel ne se trouve-t-il pas d’ailleurs être l’ours en peluche dont les fonctions ont été si subtilement conceptualisées par D.W. Winnicott, dont le nom, remarquons-le, comportait intrinsèquement le concept en germe, soit « Winnie » pour l’ours, et « Cot » qui signifie le berceau en anglais : poids du signifiant oblige, en quelque sorte !

Regarder un bébé dormir, et le voir si paisible et détendu peut être un vrai plaisir, et là encore le bébé fait preuve d’une force d’attraction impressionnante.

Il semble dans un ailleurs si doux, et si enviable, mais comment comprendre alors les hésitations qui l’entravent à accéder à cet état ? À quoi renvoie donc l’endormissement pour être parfois si angoissant, pour exiger souvent aménagements et accompagnements ?

S’endormir, c’est ne plus être là, ni pour soi ni pour l’autre, et c’est aussi se demander où l’on va être.
Ne plus être là pour soi, c’est laisser le monde qui nous entoure s’estomper, c’est affadir ses sensations, ses perceptions.
C’est accepter de laisser son corps sans contrôle. Alors que le bébé met tant d’énergie à tendre son attention et sa libido vers le monde et les objets (ou précurseurs) qui l’environnent et à capter vers lui ce monde, il faut à ce moment qu’il trouve le chemin qui lui permettra de ramener cette tension vers lui, de désinvestir cet entourage et de coupler cette énergie « liante » à des parties de lui-même.
« Tomber de sommeil » est alors une solution radicale quand ce travail de désinvestissement apparaît comme trop coûteux. Les berceuses, par exemple, permettent aux parents d’accompagner le bébé dans ce retrait progressif en lui permettant de se focaliser sur des sensations plus « intériorisables » et restreintes comme le balancement ou la mélodie.
Les observations directes nous ont montré qu’au moment de l’endormissement, les bébés ont parfois des mouvements de fouissement de la tête dans l’oreiller, leurs fesses pointées en haut et en arrière, comme pour figurer dans leur petit théâtre comportemental la phénoménologie de leur plongée dans le sommeil.

Mais ils présentent aussi parfois, et peut-être plus souvent, des mouvements d’ouverture et de fermeture des deux mains, en alternance, comme s’ils récapitulaient « symboliquement », avant de s’endormir, certains des mécanismes de l’oralité et de l’alimentation diurne ici déplacés de la bouche vers les mains.

S’endormir impose tout de même de lâcher prise, finalement… Accepter de laisser son corps sans contrôle, c’est donc aussi savoir lui faire confiance pour alerter le dormeur d’un risque ou d’un danger.
Le corps du dormeur reste vigilant et capable de l’informer de l’existence d’un stimulus sensoriel inhabituel à son environnement, d’une sensation de faim, ou de douleur.
Chez les enfants énurétiques, on peut constater que cette fonction d’alerte est défaillante, car le passage d’une phase de sommeil profond à une phase de sommeil léger menant à l’éveil ne se produit pas au moment opportun.

Mais si le corps endormi peut prévenir le dormeur d’un éventuel danger, le fera-t-il aussi face à l’énorme risque d’un plaisir raté ?
S’endormir, c’est aussi accepter de perdre quelque chose, du plaisir, du temps.
Une ambiance festive peut suffire à maintenir un enfant en éveil, que risque-t-il de manquer ?
Mais ce sentiment d’exclusion se trouve accru par les fantasmes de scène primitive, et le rapprochement du couple parental que son sommeil va permettre le confronte alors à sa « capacité d’être seul ».

Dans ce moment de transition, vers un temporaire moment de retrait du monde environnant, les parents vont prêter leur capacité de rêverie au bébé, afin qu’il puisse s’éloigner de sensations ou de pensées trop excitantes.
La présence contenante qu’ils lui offrent alors sera le moule de sa propre capacité de rêverie.
Cette capacité de rêverie lui permettra d’établir différents paliers de transitions entre l’éveil et le sommeil.
Les parents, par cette attitude contenante au moment de l’endormissement, sont alors dépositaires des sensations et des perceptions du bébé et, de ce fait, garants d’une certaine pérennité ou continuité du monde extérieur pendant son sommeil.

Ne plus être là pour l’autre
, c’est accepter de laisser se distendre les fils relationnels, mais c’est aussi accepter ou constater, en confiance, que l’autre les relâche.
Si l’on sait bien que les bébés sont très rapidement capables de contrôler leurs états d’éveil, comme le montrent par exemple les travaux de T.B. Brazelton, on observe, là, la part active qu’ils prennent à leur propre endormissement. Se retirer dans le sommeil pour se protéger d’un environnement trop prégnant, ou d’une relation trop excitante ou trop envahissante.

Mais s’endormir, c’est aussi offrir un manque de soi à l’autre.
Et il est évident, dans les situations extrêmes, que certains bébés développent des troubles du sommeil devant cette impossibilité de leur entourage à tolérer ce manque d’eux.

Les angoisses mortifères des parents, face au risque de mort subite ou à des deuils périnataux encore très douloureux, rendent toute absence assimilable à une perte. Que perçoit alors le bébé de sa possible disparition dans le monde représentationnel de ses parents ? Suffisamment en tout cas pour qu’il ne puisse pas s’identifier à l’image d’un bébé inerte qu’ils portent en eux à cet instant.

Dans d’autres circonstances, c’est l’absence de l’autre qui va représenter un risque de perte pour le bébé. Lorsque les mères sont déprimées en période post-natale, le bébé développe alors très fréquemment des difficultés d’endormissement. La rêverie maternelle, ici, a laissé la place à un vide de pensée, à un blanc de représentation que seule la réalité du bébé peut combler. Il ne lui est alors pas possible de laisser sa mère disparaître par sa propre absence.

Un endormissement paisible nécessite l’établissement d’une continuité d’existence des objets internes du bébé mais aussi des représentations de lui-même que portent ses parents.

Enfin, s’endormir, c’est se demander où l’on va être, construire une représentation du sommeil ; peut-on s’imaginer dormant ?

Pour l’enfant en phase œdipienne, dans le monde de représentations prélogiques et animistes qui est le sien, le rêve est un exemple de sa tentative d’évoquer concrètement le sommeil et l’activité psychique qui continue d’avoir lieu.
Le sommeil est la première référence imagée que les enfants sont capables d’utiliser pour évoquer la mort, et l’on voit bien tout le référentiel d’angoisse que cela comporte.

Mais ensuite, la construction d’une représentation de la notion de mort va justement se créer dans cette différenciation d’avec le sommeil. L’existence des rêves est alors la preuve de la vivacité de l’activité psychique durant le sommeil, et en même temps, cette activité psychique est difficile à évoquer pour les jeunes enfants, comme toute notion abstraite. Ils s’appuient désormais sur des représentations imagées, et le rêve fonctionne dès lors comme l’histoire qu’ils ont à raconter, que celle-ci ait été effectivement rêvée ou pas. Le rêve permet d’évoquer leur pensée pensante, mais il se trouve bien souvent transformé lorsqu’il est narré.

L’« attrape-rêves amérindien » illustre une vision animiste du monde des rêves. Ce filet attrape les rêves, il est muni d’un cristal au milieu qui conserve les mauvais rêves jusqu’au lever du soleil qui les brûlera, tandis que les plumes qui pendent reversent les bons rêves dans l’esprit du dormeur.
Sa forme circulaire représente le cycle de la vie, et la toile est tissée de l’extérieur vers l’intérieur, comme le travail de l’endormissement.

Ce dispositif idéalisant peut se révéler néanmoins assez frustrant pour un jeune enfant, car il faut bien qu’il y ait des mauvais rêves. C’est là l’expression même de ses angoisses sous une forme que ses parents peuvent recevoir, et avec une mise à distance qui le protège, c’est aussi l’expression de sa frustration par rapport à l’endormissement, et de sa colère face à ses parents qui le lui imposent…
Parler des rêves avec ses parents, bien plus qu’avec son thérapeute, c’est pouvoir évoquer tout cela, mais aussi une représentation vive du sommeil, vive et partageable face à tout ce que le sommeil peut véhiculer comme significations en termes de séparation et d’absence.

L’évocation de rêves vient alors représenter une certaine forme d’intégration d’une pérennité de la pensée durant le sommeil.

Finalement, malgré le développement de nos connaissances sur les fonctions du sommeil et les attentes de plus en plus élitistes des jeunes parents, leurs mots du soir ne sont pas « laisse bien pousser tes neurones » ou « grandis bien », mais toujours : « fais de beaux rêves ».
Par Nath - Publié dans : L'endormissement et le dodo
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 15:57

Les avantages du sommeil partagé

 

Ne plus voir peur, se reposer, le plaisir d'une proximité réelle, la confiance en soi, l'allaitement facilité, une adaptation rapide à tous les changements de la vie quotidienne, surveiller, rassurer son bébé ... en toutes circonstances ...


Dormir avec son bébé est un comportement humain banal

, c’est à dire largement pratiqué et qui a des implications sur la vie quotidienne, sur les relations familiales et les représentations que nous en avons. Les besoins du bébé sont analysés de façons fort différente, que l’on souhaite dormir avec lui ou au contraire qu’on essaye de le mettre à l’écart.


Voilà une liste sans doute incomplète des bénéfices que peut apporter le sommeil partagé à votre famille.


Ne plus avoir peur

Vous souvenez-vous de la dernière fois que vous êtes descendue seule à la cave alors que la nuit était tombée ?

Et pour ceux qui habitent à la campagne, quand vous sortez la nuit fermer la porte du garage ou chercher le livre oublié sur un coin de pelouse, ne vous arrive-t-il pas de presser le pas avec un petit sentiment d’inquiétude ?


Et ce bruit inconnu qui a surgit soudainement dans la nuit au milieu du murmure familier alors que vous étiez dans votre lit en train de vous endormir.
Est-ce vous ou votre compagnon qui êtes allé vérifié que la porte de la maison était bien fermée ?

L’obscurité, même à l’âge adulte, est source d’inquiétudes. Nous nous sentons vulnérables, à la merci d’un prédateur quel qu’il soit, réel ou fantasmagorique.


Comme tous les animaux, nous ne pouvons dormir que dans un environnement suffisamment sûr, car au danger de l’obscurité s’ajoute avec le sommeil la diminution de notre vigilance.

Donc pourquoi faudrait-il encore se compliquer les choses en rajoutant à tout ceci la solitude ?


Voilà l’une des raisons principales qui nous poussent, nous et nos bébés, à dormir ensemble : nous protéger et chasser la peur de la nuit.


Ce n’est pas parce que nous vivons dans des habitations modernes avec digicode et interphone pour certains que cette inquiétude s’est totalement évanouie : nous avons encore bien des réactions d’homme de Cro Magnon et la raison a bien peu à dire dans ce domaine.


Ainsi ce jeune pompier new-yorkais, après les attentats du 11 septembre 2001, qui est allé retrouvé sa famille, et a réveillé son fils pour le faire dormir avec lui, dans son lit : la peur, le stress, invitent parents et enfants à se rassembler pour se protéger et se rassurer.


Se reposer … enfin

La conséquence immédiate de cette sécurité éprouvée par le bébé qui dort avec un ou deux parents, est le calme des nuits sans pleurs, sans réveil, sans interruptions fatigantes.


Ne plus se lever pour s’occuper du bébé la nuit est évidemment plus reposant pour tout le monde. On a vu que les réveils étaient normal pour un jeune enfant, et qu’il n’était pas raisonnable d’attendre d’un bébé allaité de six mois des nuits de 10 heures sans interruption.


Mais quand il sent la présence de sa mère et/ou de son père, le bébé ne se réveillera souvent pas complètement (en tous les cas, les manifestations bruyantes seront fortement diminuées).

Même les tétées se font dans un climat propice à l'endormissement, et de nombreux bébés tètent littéralement « en dormant ».


De même, la mère n’a qu’à se pencher pour donner le sein, et bien souvent elle n’aura aucun souvenir de la fin de la tétée, se rendormant bien avant.

Le matin, au lieu de se lever pour chercher un bébé qui pleure puis de vous en occuper activement, il suffira d’avoir à proximité quelques jouets pour l’occuper pendant que vous continuerez de somnoler et de faire la grasse matinée.
Ce qui retarde les réveils du dimanche matin, l'un des cauchemars des parents !

Le repos des parents et du reste de la famille (le bébé ne pleurant pratiquement jamais), sera le bénéfice le plus évident du sommeil partagé.


Le plaisir d’une proximité réelle

Dormir avec son bébé, c’est partager des moments d’une grande intimité.

Il est possible d'observer ses mouvements quand il dort, de surveiller sa respiration, d'entendre ses moindres murmures.


C’est une communication directe qui s’établit en court-circuitant notre cerveau « intelligent », et reliant directement les inconscients entre eux.

La mère peut alors rassurer son enfant d’une caresse, d’un murmure, en lui prenant la main ou par sa simple présence et le souffle régulier de sa respiration.


Dormir ensemble, ce n’est pas seulement sommeiller ensemble. C’est aussi se serrer l’un contre l’autre, se toucher, se sentir.

C’est laisser sa personnalité intime s’exprimer dans un abandon total. Souvent, les bébés auront des mouvements instinctifs d’agrippement, de recherche de contact vers leur mère.


Celle-ci ressentira une grande joie à sentir ainsi tout l’attachement profond (profond car hors de son contrôle) de son bébé pour elle.


Elle y répondra elle-même par des mouvements « réflexes », et cette communication très primitive aura une répercussion sur leur relation.


Dormir ensemble c'est donc pour la mère et l'enfant approfondir leur connaissance l'un de l'autre, particulièrement dans le champ du non-conscient, tant il est vrai que si l'éveil se place sous le signe de la volonté, le domaine du sommeil est celui de l'inconscient.


C’est également un plaisir sans pareil que de se réveiller avec son bébé. Sortir du sommeil pour voir la joie l’illuminer quand son premier regard se pose sur vous est une véritable récompense.


La confiance en soi

C’est un corollaire immédiat du bénéfice précédent : le plaisir et la satisfaction ressentis par la mère favoriseront le développement de son narcissisme (c’est à dire de la bonne image qu’elle a d’elle-même), et donc sa relation avec le bébé.


La confiance en soi peut-elle être mieux nourrie que par la certitude quotidiennement renouvelée de voir son propre corps servir de nid sécurisant pour son bébé ?


Le visage d’un enfant calmement endormi et abandonné contre soi est sans nul doute un des signaux les plus puissants qui puissent assurer aux parents que tout va bien et qu’ils s’occupent bien de leur enfant. Les mères qui allaitent connaissent bien cette certitude qui les habite quand en fin de tétée le bébé s’endort, une perle de lait au coin des lèvres.


L’allaitement facilité

Le sommeil partagé trouve tout son intérêt quand le bébé est allaité

au sein : le bébé et sa mère se réveillent à peine pendant les tétées, ils ont juste à se rapprocher un peu plus, et pour le bébé, à ouvrir la bouche et attraper le mamelon, ce qu’il sait rapidement faire dans le noir complet avec une grande expertise. Dormir avec son bébé favorise l’allaitement :


les études montrent que les mères qui dorment avec leur bébé allaitent plus souvent et plus longtemps la nuit que les mères qui font dormir leur bébé à l’écart.

Le sommeil partagé est également associé dans les études à une plus grande durée de l’allaitement.
Est-il une cause ? Est-il une conséquence ? Il n’est pas facile de le dire.


Ce comportement n’a souvent pas les faveurs de nos contemporains : choisi en dernier lieu parce qu’on n’arrive pas à faire dormir le bébé seul, le sommeil partagé est donc bien souvent une conséquence.

Au contraire, l’allaitement est valorisé de nos jours : choisi, désiré, il a toutes les chances d’être une cause ! Les choses sont ainsi faites : la représentation que nous en avons les attire vers des catégories (cause ou conséquence) que notre esprit cartésien se plait à croire indépendantes du contexte. Mais en tout état de fait, l’expérience quotidienne de milliards de femmes prouve l’utilité de ce comportement où la proximité est favorisée.
 

Et pour une fois, le bon sens pourrait suffire. On sait aujourd’hui que plus que la durée des tétées, c’est leur fréquence élevée qui est un facteur tout à fait positif pour la production de lait. De nombreuses mères chez nous interrompent l’allaitement par « manque de lait ».


En fait, il s’agit de mauvaises pratiques d’allaitement, dues à l’ignorance des règles simples qui en assurent le succès

. Les tétées nocturnes fréquentes sont alors précieuses et un moyen simple de faciliter l’allaitement.


Enfin pour les mères qui sont séparées de leur bébé la journée, c’est une façon sans pareille de maintenir l’allaitement, en favorisant des tétées nocturnes reposantes.

C’est également valable pour un bébé très actif la journée.
Donner le sein la nuit, et en plus sans effort, voire même en dormant, est en fait une chance pour la mère et son enfant. Peut-on rêver mieux que de permettre à une mère de nourrir et de réconforter son bébé et ce sans aucune fatigue puisque en dormant ?
Pourquoi se priver alors d’une telle facilité ?


Certaines difficultés d’allaitement seront plus facilement résolues si la mère dort aux côtés de son bébé. Permettre au bébé de téter le plus souvent possible la nuit peut être nécessaire pour certains bébés trop calmes, ou qui gagneraient à prendre plus de lait. Il arrive que certains bébés refusent brusquement de téter leur mère : c’est alors souvent la nuit que, dans un état de demi-sommeil, ils se remettront à effectuer ce mouvement de succion instinctif qui mettra fin à cette « grève de la tétée ».


Si le bébé est nourri au biberon, ces derniers peuvent être préparés à l’avance et laissés à portée de main. Ils seront évidemment moins facilement donnés que le sein qui ne nécessite que très peu de mouvements de la part de la mère et de son bébé.


D'une façon générale, moins vous vous déplacerez, moins vous déplacerez le bébé et plus calme seront les nuits.


Une adaptation rapide à tous les changements de la vie quotidienne

En cas de changement de lieu de vie (vacances, visite chez la famille ou des amis, voyages, déménagement, (…), le bébé aura toujours votre présence comme point de repère.


Le bébé qui dort contre ses parents habituellement sera nettement moins perturbé. Dormir dans un grand lit avec ses parents est commode à tous les points de vue : inutile de prévoir un lit d’enfant, une seule chambre sera suffisante et aucun matériel spécial pour le bébé ne sera nécessaire.
Vous pouvez aller ainsi n’importe où, sans aucune contrainte matérielle.


Surveiller et rassurer son bébé

Dormir tout contre son bébé permet d’être très vite averti de tout problème le concernant.

 

Rester auprès d’un bébé malade paraît le plus souvent indispensable à tous les parents. Cette inquiétude est normale et tout à fait positive : je ne crois pas à la contamination de l’angoisse des parents vers le bébé. Il ne s’agit pas d’angoisse, mais d’intérêt et de sollicitude que seuls les parents peuvent ressentir.


Ni le médecin, ni aucun professionnel n’auront de tels sentiments qui sont évidemment à la base des soins affectueux. Même les médecins les plus aguerris deviennent d’un sentimentalisme jugé excessif dans notre société quand il s’agit de leurs propres enfants.


Si c’est le rôle des professionnels que de garder une certaine distance pour faciliter un diagnostique objectif, c’est bien celui des parents que de se préoccuper de leur bébé. Sentir que son bébé ne va pas bien est encore plus facile quand il est allaité car il se met à téter plus souvent dans ce cas (parfois avant même l’apparition des symptômes).

La connaissance intime et permanente de son bébé facilite le repérage de tout problème et permet de donner vite l’alerte.

Par Nath - Publié dans : L'endormissement et le dodo
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 15:21

Dormir avec son bébé, une réalité

Il n'est pas rare du tout qu'un bébé de 6mois continue de réclamer le sein la nuit.

Les parents ne s'attendent en général pas à connaître ce genre de difficulté ; Ils s'entendent dire, en général, depuis déjà au moins 2 mois que ce n’est pas tout à fait normal.


Souvent, les situations des Mamans allaitantes est identique : elles prennent leur bébé dans leur lit pour leur donner le sein. Et pour la première fois, elles oseront dire, quelque smois après, qu’elles s’endorment parfois de cette façon l’un contre l’autre.


Elles n’en parlent à personne, et se posent bien des questions. Est-ce normal ?

Certaines ont peur que le bébé s’habitue à cette proximité, et surtout, elles ont une image d’elle et de leur maternage très dévalorisée par les dires des autres !


Et puis, petit à petit, elles entendront d'autres Mères, d'autres témoignages, qui ont vécu, vivent encore même parfois, la même histoire !


Que cette sutuation se résoud, avec plus ou moins de difficultés, plus au moins de temps et que surtout, il faut éviter de prêter attention aux critiques de son entourage.


De nombreuses mères accueillent leur bébé, ponctuellement ou de façon habituelle, dans leur lit la nuit. Le plus souvent, ces mères agissent ainsi en réponse aux réveils nocturnes de leurs bébés ; elles trouvent également que c’est plus commode d’allaiter dans leur lit la nuit.


Et si on en croit les chiffres et l’observation, elles sont nombreuses à réagir de cette façon, pour des périodes plus ou moins prolongées.

 

Une tentation mal maîtrisée : faire dormir le bébé avec soi

En France, plus de la moitié des parents reconnaissent prendre de temps en temps leur enfant dans leur lit.

Maladie, pleurs ou autres raisons font que les bébés quittent souvent leur lit ou berceau pour passer des moments plus ou moins long dans le lit des parents.


Il est étonnant aussi de constater comme le sommeil partagé garde un pouvoir attractif et affectif très fort dans notre société, car même les publicitaires en usent sur leurs réclames.

Faisons confiance à leurs études de marché : s’ils utilisent de telles illustrations c’est qu’elles trouvent une résonnance très favorable dans le grand public, non ?


- Que ce soit pour Orange, une publicité, avec une famille entière endormie ...

- Les matelas Simmons où un bébé dort sur son père lui-même endormi...

- La SNCF avec deux enfants et leur père côte à côte dans les bras de Morphée, des bébés s’étalent en grande largeur, qui dorment contre un adulte lui-même endormi.

- C’est également le cas dans de nombreux articles parus dans la presse grand-public : les articles sur le sommeil des enfants, qui souvent prônent le sommeil solitaire et la rigueur, sont illustrés de dessins où proximité parents-bébé rime avec bonheur, ALORS ?

 

Les spécialistes qui vantent les mérites du sommeil solitaire et de leur méthode d’apprentissage ont souvent la dent bien dure pour les parents qui cèdent si facilement à leurs enfants.

C’est que leur méthode est axée avant tout sur la séparation et la rigueur.


Donc la moindre incartade ferait courir à l’échec ?

Les incartades sont légions, et nos spécialistes construisent de pauvres murs de sable pour empêcher la mer de monter.

 

Sommeil partagé et populations marginalisées

Ailleurs, si les problèmes de sommeil ne sont pas inexistants, ils sont loin d’avoir notre ampleur.

Mais l’organisation du sommeil des petits n’est absolument pas la même que chez nous.

La proximité parents-bébé et surtout mère-bébé, est en général favorisée.

 

Que ce soit dans la même chambre ou dans le même lit que sa mère, le bébé n’est pas délibérément éloigné.

Dans les sociétés dites « traditionnelles », c’est à dire vivant en petit groupe sans eau courante et sans électricité, aucun cas de séparation mère-bébé la nuit avant l’âge de un an n’a été recensé (c’est-à-dire que le bébé n’est jamais placé dans une pièce séparée de sa mère).


C’est également le cas dans les sociétés industrialisées asiatiques, africaines, ou d’Amérique du sud, où le bébé reste à proximité de sa mère la nuit.


Ainsi en Chine (soit pour 1/6 des être humains) les bébés de 3 mois dorment à 90% dans le lit de leur mère.

Au Japon aussi cette pratique est courante et concerne plus de 65% des bébés à cet âge.

En Norvège et en Suède, pays qui font la promotion de l’allaitement maternel depuis bientôt vingt ans, plus de la moitié des bébés dorment dans le lit de leurs parents.

 

En fait, pour se faire une idée des pratiques liées au sommeil du bébé, il est plus simple d’essayer de circonscrire les populations qui ont fait du sommeil solitaire la norme. On aura plus vite fait !!!


Considérons alors la vieille Europe, avec la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, la péninsule ibérique, la Belgique, la Suisse, l’Autriche, … et de l’autre côté des mers, l’Amérique du nord, le Canada, plus loin encore l’Australie, la Nouvelle Zélande. Et leurs populations dites caucasiennes.


Depuis un siècle environ, le sommeil solitaire, c’est à dire le bébé dans sa propre chambre ou dans la chambre d’enfants, est devenu dans ces pays la norme, délimitant ainsi des poches culturelles très particulières.

Cette pratique est récente, car les observations historiques dont nous disposons montrent que le sommeil partagé était très courant il y a un siècle dans ces mêmes contrées.

Le bébé n’était jamais placé dans une chambre seul, mais le plus souvent à côté du lit des parents.

Lit-estrade ou lit-armoire destinés à accueillir plusieurs membres d’une maisonnée étaient encore utilisés au XIXe siècle.


Et même dans nos sociétés « à berceau », à l’occasion des tétées nocturnes le bébé rejoignait sa mère et devait bien souvent finir sa nuit avec elle. C’est ici que nous touchons une des difficultés concernant la description des comportements nocturnes :

- à partir de quand peut-on dire que le bébé dort dans le lit de ses parents ?

- Quand il y passe chaque nuit et toute la nuit ?

- Ou quand ces visites ne sont qu’épisodiques ?

- Et comment observer ce qui se déroule dans l’intimité des alcôves et dans l’obscurité de la nuit ?

 

Dans l’état actuel de nos très maigres connaissances, on peut raisonnablement considérer que de nos jours dans les populations caucasiennes, au moins 10% des bébés de moins de deux ans dorment de façon habituelle avec leur parent.


Mais les populations immigrées, comme les maghrébins en France, les américains du sud aux Etats-Unis, les habitants de la péninsule indienne en Grande-Bretagne, les asiatiques un peu partout dans le monde occidental, adoptent bien souvent des pratiques différentes.


C’est aussi le cas de populations marginalisées, y compris quand elles sont présentes depuis longtemps sur un territoire.

Ainsi, une étude récente aux Etats-Unis montre que :

- 12,2% des Blancs,

- 25,5% des Hispaniques,

- 33% des Asiatiques et autres

- 41,8% des Noirs ...

... dorment habituellement ou plus de la moitié du temps avec leur bébé de mois de huit mois.


En Angleterre, 94% des asiatiques dorment avec le bébé dans leur chambre. Or ces groupes humains représentent souvent une partie importante de la population des pays riches.


Mais les spécialistes ne s’adressent le plus souvent qu’aux classes moyennes et supérieures caucasiennes, c’est à dire leurs paires : toute une partie de la population se trouve ainsi tout simplement mise de côté ou sommée de se soumettre aux règles culturelles particulières de la population qui détient le pouvoir (pouvoir médiatique, scientifique, politique).

Par Nath - Publié dans : L'endormissement et le dodo
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 14:44

Sans-tissstre-1.jpg
Très joli site sur le rythme du sommeil chez l'enfant (de 0 à 2 mois, de 2 à 9 mois, de 9 mois à + ...)


Sans-tiertre-2.jpg

Cliquez ici : Le petit Train de l'endormissement

Par Nath - Publié dans : L'endormissement et le dodo
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